Le jour n'était pas encore levé, que déjà, les membres du Conseil Magique s'étaient réunit au dernier étage de la Demeure Blanche. Ils devaient être une dizaine, d'un âge assez avancé, seul un homme semblait ne pas avoir dépassé les vingt-cinq ans.
Tous avaient les cheveux en bataille, une cape noire mal mise et des cernes sous les yeux. De temps en temps, ils levaient leur tête d'un gros dossier violet et se regardaient, sans dire le moindre mot.
Les minutes avançaient et rien ne semblait se passer, pourtant, les membres du Conseil Magique donnaient l'impression d'attendre quelque chose ou quelqu'un qui n'arrivait pas.
C'est alors que des bruits de pas retentirent dans le couloir, et tous les membres du Conseil Magique sursautèrent.
Les pas se rapprochaient rapidement ; les talons claquaient contre le sol de marbre et s'arrêtèrent devant la porte. Une jeune femme entra dans la salle.
Tout la différenciait des autres sorciers présents.
Elle portait une robe blanche nacrée qui recouvrait ses hauts talons et un chignon blond d'une perfection inquiétante.
Ses yeux étaient de couleur vert émeraude et scintillaient grâce à un maquillage bien propre.
Dans une main, elle tenait le même dossier violet que les membres du Conseil Magique et dans l'autre une laisse, à laquelle était attaché un magnifique tigre blanc.
A son arrivée, les membres du Conseil s'étaient levés, en signe de respect et timidement, la femme vêtue de blanc leur avait demandé de se rasseoir.
Cette femme portait le nom de Clarisse Leblanc et la Demeure Blanche lui appartenait.
Elle se dirigea vers le fond de la salle où se trouvait, en bout de table, un très beau fauteuil blanc qui été resté vide.
A l'autre bout, un petit homme aux cheveux gris et à la moustache très dense s'était levé.
Lui aussi semblait avoir un statut supérieur aux autres membres du Conseil Magique puisqu'il possédait une chaise ornée de pierres précieuses de toutes couleurs et de toutes tailles.
Cet homme d'une cinquantaine d'année était Willy Prince, le Président du Conseil Magique.
- La réunion est officiellement ouverte, dit-il. Mlle Leblanc, nous vous écoutons.
Clarisse se leva de son fauteuil.
- Comme vous le savez tous, à la différence des Céhaimènes qui veillent au bon fonctionnement de notre monde, je veille également à ce qu'aucun évènement magique ne survienne dans le Monde des Sans Pouvoirs. Malheureusement, j'ai pu, tout au long de mes missions, constater que beaucoup d'évènements magiques se propageaient dans l'autre monde.
Tous les membres du conseil fixaient Clarisse et Willy Prince reprit la parole.
- Mlle Leblanc, doutez de vos pouvoirs seraient vraiment la chose la plus stupide que nous pourrions faire. Vous êtes la seule à vous rendre dans le Monde des Sans Pouvoirs pour le défendre et en plus de cela, vous vous battez pour Silaina. Cependant, je doute que notre terre regorge d'esprits assez médiocres pour utiliser la magie au delà de nos frontières...
- Il y a plus d'un esprit médiocre ici, reprit Clarisse en jetant un coup d'½il à l'homme de vingt cinq ans. Durant une mission dans le Monde des Sans Pouvoirs, je suis tombé sur un Corona. Aucune créature n'a les pouvoirs pour se téléporter. C'est quelqu'un qui l'a mis là et dans un but très précis.
- Admettons que vous ayez vraiment vu ce Corona, dit l'homme d'une vingtaine d'année, serait-ce une preuve suffisante pour nous assurez que, comme vous le dîtes dans votre petit dossier violet, il serait indispensable de recruter des Sans Pouvoirs et de leur faire dons de nos pouvoirs pour qu'ils puissent veiller sur leur monde ?
- Admettons qu'un jour, dit Clarisse, vous décidiez de quitter votre petit bureau au Conseil Magique, pour m'accompagner dans mes missions, où je risque ma vie à chaque seconde et que vous ouvrez vos yeux là où vous préférez les fermer, peut-être qu'à ce moment, vous auriez plus d'estime pour moi et pour mon travail et ne douteriez plus de mon savoir au point de vous demandez si je sais vraiment à quoi ressemble un Corona. Mais vous voyez Tom Black, je n'ai pas plus confiance en vous que j'ai confiance en un Corona qui est une affreuse petite créature mitomane.
- Pas de querelles voyons, lança le président sur un ton anormalement calme, nous sommes du même coté ! Ecoutons ce que Clarisse a à nous proposer.
- J'ai essayé de convaincre les Céhaimènes de se rendre dans le Monde des Sans Pouvoirs pour qu'ils puissent constater que je disais vrai, mais bien sur, comme vous le savez, aucun d'entre eux n'a envie d'y retourner. C'est pourquoi, prendre des adolescents et leur faire dons de certains pouvoirs pourraient résoudre beaucoup de problème et empêcher que quiconque se permette de pratiquer la magie là-bas.
- Et vous pensez certainement que ce sont des enfants qui vont intimider les sorciers ? demanda Tom Black.
- Ces adolescents, reprit Clarisse comme si elle ne l'avait pas entendu, me tiendrait au courant de tous les évènements surnaturels qui se passeraient dans le Monde des Sans Pouvoirs. A ce moment-là, je pourrais intervenir. J'ai assez de travail à Silaina pour me permettre de passer mon temps à surveiller des sorciers qui n'ont que des mauvaises intentions derrière la tête. En revanche, Tom, si vous décidez de vous occupez de cette tâche, je l'accepte.
Tom Black regarda Clarisse d'un air dégoûté.
- Apparemment non, dit-elle. Je m'en doutais. Depuis notre plus tendre enfance vous ne faite que vous opposer à moi. Je ne m'attends plus à un miracle de votre part pour approuver le moindre de mes projets.
- C'est sans doute parce que vos projets sont complètement irréfléchis ! répondit Black. Nos ancêtres se sont battus pour que nous puissions posséder une Terre. Il y a à peine quatre siècles, on brûlait les gens comme nous. Le peuple des Sans Pouvoirs n'a jamais manifesté la moindre sympathie envers les sorciers !
- Je pense qu'il n'a pas tort, Mlle Leblanc, reprit le Président. S'allier avec des Sans Pouvoirs et en faire nos partisans représente un risque trop élevé ! Certes, vos idées ne me semblent pas mauvaise mais nous nous battons pour préserver Silaina depuis plus de cinq cent ans. Nous devons donc par tous les moyens éviter de l'exposer à des Sans Pouvoirs. Je suis navré Mlle Leblanc, mais nous rechercherons une autre solution à ce problème.
Les membres du Conseil approuvèrent d'un signe de tête. En deux ans de carrière, c'était la première fois qu'un de ses projets échouaient. Le Président l'avait toujours soutenu auparavant.
Mais Clarisse n'était pas étonnée de la réaction de ce dernier, elle était elle-même consciente qu'il était dangereux de révéler Silaina à des Sans Pouvoirs.
Mais en raison des évènements qui se passaient chez eux, elle s'était convaincue qu'il n'y avait plus d'autres solutions.Les minutes passaient et personne ne reprenait la parole.
Le Président et les membres du Conseil Magique semblaient attendre une réponse de Clarisse...
Mais celle-ci venait de se rasseoir dans son fauteuil et avait replongé la tête dans son dossier violet en affichant un sourire en coin.
Tout à coup, un rugissement brisa le silence et fit sursauter les membres du Conseil.
Ce n'était en fait que le bâillement du tigre blanc de Clarisse qui était couché dans son grand panier de cristal, au fond de la pièce.
- Oui Tigrisse, lança Clarisse, sans quitter son dossier des yeux, tu peux te lever. La réunion est terminée !
Puis elle dirigea son regard vers les membres du Conseil Magique et en refermant brutalement son dossier violet, les fixa sans dire le moindre mot.
Son regard n'était plus celui qui scintillait comme auparavant, lorsqu'elle était entrée dans la salle de réunion.
A présent, il s'était assombri et semblait jeter des éclairs à quiconque le croisait. Puis quand elle se décida enfin à parler, elle lança ironiquement :
- Merci à vous tous pour votre soutien et votre attention, vous pouvez maintenant disposer ; j'ai du travail ! Vous pouvez également laisser les dossiers sur la table, ils ne vous seront plus d'aucune utilité à présent.
Sans plus attendre, tous se levèrent et se dirigèrent vers la porte d'entrée. Les membres du Conseil Magique quittèrent hâtivement la pièce, en saluant rapidement la Femme Blanche, à l'exception de Tom Black, qui lui fit part d'un bref sourire servant à lui montrer à quel point il était satisfait d'avoir fait échouer son projet.
Clarisse ne dit rien, toute réaction de sa part aurait contribué au bonheur de Black et elle voulait éviter cela à tout prix.
Tous avaient les cheveux en bataille, une cape noire mal mise et des cernes sous les yeux. De temps en temps, ils levaient leur tête d'un gros dossier violet et se regardaient, sans dire le moindre mot.
Les minutes avançaient et rien ne semblait se passer, pourtant, les membres du Conseil Magique donnaient l'impression d'attendre quelque chose ou quelqu'un qui n'arrivait pas.
C'est alors que des bruits de pas retentirent dans le couloir, et tous les membres du Conseil Magique sursautèrent.
Les pas se rapprochaient rapidement ; les talons claquaient contre le sol de marbre et s'arrêtèrent devant la porte. Une jeune femme entra dans la salle.
Tout la différenciait des autres sorciers présents.
Elle portait une robe blanche nacrée qui recouvrait ses hauts talons et un chignon blond d'une perfection inquiétante.
Ses yeux étaient de couleur vert émeraude et scintillaient grâce à un maquillage bien propre.
Dans une main, elle tenait le même dossier violet que les membres du Conseil Magique et dans l'autre une laisse, à laquelle était attaché un magnifique tigre blanc.
A son arrivée, les membres du Conseil s'étaient levés, en signe de respect et timidement, la femme vêtue de blanc leur avait demandé de se rasseoir.
Cette femme portait le nom de Clarisse Leblanc et la Demeure Blanche lui appartenait.
Elle se dirigea vers le fond de la salle où se trouvait, en bout de table, un très beau fauteuil blanc qui été resté vide.
A l'autre bout, un petit homme aux cheveux gris et à la moustache très dense s'était levé.
Lui aussi semblait avoir un statut supérieur aux autres membres du Conseil Magique puisqu'il possédait une chaise ornée de pierres précieuses de toutes couleurs et de toutes tailles.
Cet homme d'une cinquantaine d'année était Willy Prince, le Président du Conseil Magique.
- La réunion est officiellement ouverte, dit-il. Mlle Leblanc, nous vous écoutons.
Clarisse se leva de son fauteuil.
- Comme vous le savez tous, à la différence des Céhaimènes qui veillent au bon fonctionnement de notre monde, je veille également à ce qu'aucun évènement magique ne survienne dans le Monde des Sans Pouvoirs. Malheureusement, j'ai pu, tout au long de mes missions, constater que beaucoup d'évènements magiques se propageaient dans l'autre monde.
Tous les membres du conseil fixaient Clarisse et Willy Prince reprit la parole.
- Mlle Leblanc, doutez de vos pouvoirs seraient vraiment la chose la plus stupide que nous pourrions faire. Vous êtes la seule à vous rendre dans le Monde des Sans Pouvoirs pour le défendre et en plus de cela, vous vous battez pour Silaina. Cependant, je doute que notre terre regorge d'esprits assez médiocres pour utiliser la magie au delà de nos frontières...
- Il y a plus d'un esprit médiocre ici, reprit Clarisse en jetant un coup d'½il à l'homme de vingt cinq ans. Durant une mission dans le Monde des Sans Pouvoirs, je suis tombé sur un Corona. Aucune créature n'a les pouvoirs pour se téléporter. C'est quelqu'un qui l'a mis là et dans un but très précis.
- Admettons que vous ayez vraiment vu ce Corona, dit l'homme d'une vingtaine d'année, serait-ce une preuve suffisante pour nous assurez que, comme vous le dîtes dans votre petit dossier violet, il serait indispensable de recruter des Sans Pouvoirs et de leur faire dons de nos pouvoirs pour qu'ils puissent veiller sur leur monde ?
- Admettons qu'un jour, dit Clarisse, vous décidiez de quitter votre petit bureau au Conseil Magique, pour m'accompagner dans mes missions, où je risque ma vie à chaque seconde et que vous ouvrez vos yeux là où vous préférez les fermer, peut-être qu'à ce moment, vous auriez plus d'estime pour moi et pour mon travail et ne douteriez plus de mon savoir au point de vous demandez si je sais vraiment à quoi ressemble un Corona. Mais vous voyez Tom Black, je n'ai pas plus confiance en vous que j'ai confiance en un Corona qui est une affreuse petite créature mitomane.
- Pas de querelles voyons, lança le président sur un ton anormalement calme, nous sommes du même coté ! Ecoutons ce que Clarisse a à nous proposer.
- J'ai essayé de convaincre les Céhaimènes de se rendre dans le Monde des Sans Pouvoirs pour qu'ils puissent constater que je disais vrai, mais bien sur, comme vous le savez, aucun d'entre eux n'a envie d'y retourner. C'est pourquoi, prendre des adolescents et leur faire dons de certains pouvoirs pourraient résoudre beaucoup de problème et empêcher que quiconque se permette de pratiquer la magie là-bas.
- Et vous pensez certainement que ce sont des enfants qui vont intimider les sorciers ? demanda Tom Black.
- Ces adolescents, reprit Clarisse comme si elle ne l'avait pas entendu, me tiendrait au courant de tous les évènements surnaturels qui se passeraient dans le Monde des Sans Pouvoirs. A ce moment-là, je pourrais intervenir. J'ai assez de travail à Silaina pour me permettre de passer mon temps à surveiller des sorciers qui n'ont que des mauvaises intentions derrière la tête. En revanche, Tom, si vous décidez de vous occupez de cette tâche, je l'accepte.
Tom Black regarda Clarisse d'un air dégoûté.
- Apparemment non, dit-elle. Je m'en doutais. Depuis notre plus tendre enfance vous ne faite que vous opposer à moi. Je ne m'attends plus à un miracle de votre part pour approuver le moindre de mes projets.
- C'est sans doute parce que vos projets sont complètement irréfléchis ! répondit Black. Nos ancêtres se sont battus pour que nous puissions posséder une Terre. Il y a à peine quatre siècles, on brûlait les gens comme nous. Le peuple des Sans Pouvoirs n'a jamais manifesté la moindre sympathie envers les sorciers !
- Je pense qu'il n'a pas tort, Mlle Leblanc, reprit le Président. S'allier avec des Sans Pouvoirs et en faire nos partisans représente un risque trop élevé ! Certes, vos idées ne me semblent pas mauvaise mais nous nous battons pour préserver Silaina depuis plus de cinq cent ans. Nous devons donc par tous les moyens éviter de l'exposer à des Sans Pouvoirs. Je suis navré Mlle Leblanc, mais nous rechercherons une autre solution à ce problème.
Les membres du Conseil approuvèrent d'un signe de tête. En deux ans de carrière, c'était la première fois qu'un de ses projets échouaient. Le Président l'avait toujours soutenu auparavant.
Mais Clarisse n'était pas étonnée de la réaction de ce dernier, elle était elle-même consciente qu'il était dangereux de révéler Silaina à des Sans Pouvoirs.
Mais en raison des évènements qui se passaient chez eux, elle s'était convaincue qu'il n'y avait plus d'autres solutions.Les minutes passaient et personne ne reprenait la parole.
Le Président et les membres du Conseil Magique semblaient attendre une réponse de Clarisse...
Mais celle-ci venait de se rasseoir dans son fauteuil et avait replongé la tête dans son dossier violet en affichant un sourire en coin.
Tout à coup, un rugissement brisa le silence et fit sursauter les membres du Conseil.
Ce n'était en fait que le bâillement du tigre blanc de Clarisse qui était couché dans son grand panier de cristal, au fond de la pièce.
- Oui Tigrisse, lança Clarisse, sans quitter son dossier des yeux, tu peux te lever. La réunion est terminée !
Puis elle dirigea son regard vers les membres du Conseil Magique et en refermant brutalement son dossier violet, les fixa sans dire le moindre mot.
Son regard n'était plus celui qui scintillait comme auparavant, lorsqu'elle était entrée dans la salle de réunion.
A présent, il s'était assombri et semblait jeter des éclairs à quiconque le croisait. Puis quand elle se décida enfin à parler, elle lança ironiquement :
- Merci à vous tous pour votre soutien et votre attention, vous pouvez maintenant disposer ; j'ai du travail ! Vous pouvez également laisser les dossiers sur la table, ils ne vous seront plus d'aucune utilité à présent.
Sans plus attendre, tous se levèrent et se dirigèrent vers la porte d'entrée. Les membres du Conseil Magique quittèrent hâtivement la pièce, en saluant rapidement la Femme Blanche, à l'exception de Tom Black, qui lui fit part d'un bref sourire servant à lui montrer à quel point il était satisfait d'avoir fait échouer son projet.
Clarisse ne dit rien, toute réaction de sa part aurait contribué au bonheur de Black et elle voulait éviter cela à tout prix.