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Chapitre 2 : Hélios



Une fois que tous les membres du Conseil avaient quitté la Demeure Blanche, Clarisse rassembla les dossiers qui étaient resté sur la table.
Elle jeta un coup d'oeilfranc;il par une des fenêtres et s'aperçue que le soleil commençait à se lever.
Elle regarda sa montre et vit qu'il était déjà 7h du matin.
A cet instant précis, une heure s'était écoulée depuis le début de la réunion, pourtant la Femme Blanche avait l'impression que l'entretien n'avait duré que quelques minutes.
Elle se dirigea vers le panier de cristal où dormait Tigrisse et détacha la laisse qu'elle avait encore autour de son large coup.
Cette divine créature était une femelle de quatre ans.
Elle appartenait à la race royale des tigres blancs de Sibérie.
Elle accompagnait la Femme Blanche dans toutes ses missions.

- Viens ma belle, dit Clarisse. Tu as besoin de manger un peu. Tu dois être épuisée.
Tigrisse répondit à l'appel de sa maîtresse, quitta sa couche et la suivit dans le long couloir.

Des dizaines de chandeliers étaient fixés sur les parois et trois magnifiques lustres, sculpté dans le même cristal que le panier du tigre, habillaient le haut plafond.
De chaque coté du mur, se trouvaient une demi douzaine de portes où était ancré à la place de la poignée, l'empreinte d'une main de femme.
Clarisse et son tigre arrivèrent au bout du long couloir et s'arrêtèrent devant un immense escalier, fait de marbre, comme le sol.
La Femme Blanche monta en amazone sur le dos de Tigrisse.
L'escalier descendait sur deux autres niveaux semblables au dernier étage.
Après quelques minutes de marche dans les couloirs de la Demeure Blanche, le félin s'immobilisa dans une immense cuisine.
Clarisse s'assit sur de grands coussins de plume à même le sol, devant une petite table de pierre blanche, en compagnie de son tigre.

- Hélios, vient nous apporter le petit déjeuner, lança Clarisse.

Une petite créature qui mesurait à peine une vingtaine de centimètre surgit de derrière un buffet.
Il possédait un pelage brun, de grands yeux bleu et des cheveux noirs longs et soyeux.
Il portait une petite cape rouge pailletée et poussait un petit chariot remplit de nourriture.
Il avait presque les traits d'un humain mais possédait également une mignonne petite queue pleine de poils qui lui donnait plutôt l'air d'un sympathique animal de compagnie.

- Ne m'appelez pas Hélios, répondit l'étrange créature d'une voix insupportable tant elle était aigue, mais Dieu Hélios. N'oubliez pas que je suis quand même le Dieu de la Lumière. J'aimerai donc que vous me témoigniez un peu de respect !

- Ce n'est pas parce que je t'ai trouvé dans un temple grec que tu es un Dieu Grec, répondit la Femme Blanche !

- Vous avez tort... Il est vrai qu'auparavant, j'ai toujours eu le sentiment que mes origines se trouvaient en Italie et que je m'appelais Alessandro ou Paolo ! Je me suis même sous-estimé en croyant n'être que le messager tant adoré des Dieux Romains, jusqu'à ce que je retrouve le chemin de mon pays natal et que l'on me restitue mon temple à Athènes !

La créature qui prétendait s'appelez Hélios était le Corona que Clarisse avait trouvé dans le Monde des Sans Pouvoirs. Comme tous les autres membres de son espèce, Hélios souffrait d'hallucinations et d'un grave complexe de supériorité.
Il se persuadait lui-même d'être un Dieu. Par la même occasion et grâce à son pouvoir de mythomanie, il arrivait à faire en sorte que les autres croient à ses mensonges.

- Dit moi Hélios, reprit Clarisse, cela ne te fais rien d'être considéré comme un esclave alors que tu es en réalité, le Dieu de la Lumière ?

- Je n'ai pas le choix, je dois vous obéir si je veux éviter la mort. Je vous ai reconnu, vous êtes Sélène, la Déesse Grecque de la Lune et vous êtes jalouse de mes pouvoirs Lumineux !

Le Corona posa rapidement la nourriture sur la table. D'un air furieux, il repartit derrière le buffet en poussant le petit chariot vide.

- Il ne me dira jamais qui l'a mis là-bas, dit Clarisse d'un air désespéré. Il m'invente à chaque fois autre chose.

Tigrisse regarda affectueusement sa maîtresse et lui donna un petit coup dans l'épaule avec sa tête.
Après le petit déjeuner, la Femme Blanche se dirigea vers le Hall d'entrée, suivit de près par Tigrisse.

- Non ma belle, tu ne peux pas m'accompagner. Je préfère que tu m'attendes ici, je n'en ai pas pour très longtemps.

Tigrisse se dirigea vers la grande porte d'entrée qui devait mesurer deux fois la taille d'un humain.

- Non je ne peux pas t'emmener, répéta-t-elle. Je vais à la Demeure d'Oran. Lughan est le seul à pouvoir m'aider. Quant à toi, il faut que tu surveilles le Corona. Il ne faut surtout pas qu'il s'échappe.

Le tigre se coucha sur le marbre froid et posa sa lourde tête entre ses pattes.
Clarisse le regarda, sans rien dire. Elle positionna sa main dans une empreinte semblable à celles du dernier étage.
Comme par magie, la porte d'entrée s'ouvrit.

- Mon dossier ! dit-elle. Tigrisse, tu veux bien allez me le chercher ?

Le tigre ne bougea pas d'un poil et ne regarda même pas sa maîtresse.

- D'accord, tu préfères bouder, reprit-elle. Je vais aller le chercher moi-même.

Clarisse s'aventura dans le grand hall et monta l'escalier.
Quelques minutes plus tard, elle revint avec le dossier.
Elle positionna à nouveau sa main dans l'empreinte et sortit de la Demeure Blanche.
La porte se referma de suite derrière elle.
La Demeure Blanche paraissait encore plus grande vue de l'extérieur.
D'immenses rosiers grimpaient le long des murs et toutes sortes de fleurs blanches poussaient de part et d'autre du grand parc.
Au loin, une horde de licornes couleur neige galopait sur les petites collines.
Andelme était l'une des plus belles régions de Silaina.
Elle était paisible, incroyablement belle et à l'abri de la civilisation.
Cinq siècles auparavant, la Demeure Blanche avait été construite dans ce merveilleux endroit et avait été le refuge de toutes les Femmes Blanches qui avaient précédés Clarisse.
La jeune femme eue à peine le temps de faire quelques pas que déjà, les licornes l'avaient rejoint. L'une d'entre elle se coucha sur le sol et Clarisse grimpa sur son dos.

- Merci ma jolie. Il faudrait m'emmener à la Plate Forme la plus proche.

La jument se cabra et se lança au triple galop, suivit de près par le reste de la horde. Clarisse maîtrisait très bien l'équitation.
Elle tenait dans une main, une touffe de la longue crinière argentée de la licorne et dans l'autre, son dossier violet.
Après un instant de bien-être sur le dos de la licorne, Clarisse descendit de sa monture et lui tapota l'encolure.
Le groupe d'équidé fit demi tour et repartit au petit trot.
La jeune femme se trouvait à présent sur une immense plaque ronde en gré. Tout autour d'elle étaient disposés des dizaines de plans représentant les différentes régions de Silaina.
Elle s'approcha d'un panneau où été inscrit : « Région de Falaida ».
Les plates formes étaient nombreuses puisqu'elles permettaient aux sorciers de se rendre d'un endroit à un autre de Silaina en se téléportant en toute sécurité.
Elle se positionna devant le panneau et disparue en l'espace d'une demi seconde.

# Posté le jeudi 15 mars 2007 12:07

Modifié le lundi 06 août 2007 09:13

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